J’ai claqué la
porte
à mes amours mortes
comme des cloportes
qu’on tue à la main
J’ai gardé les
rires
oublié le pire
pour les souvenirs
de mes lendemains
J’ai changé d’images,
volé d’autres pages
à des paysages
où il ne pleut plus
Où des
ombres douces
glissent sur la mousse
d’un pays où poussent
des mots défendus.
Tout
va bien j’existe
je ne suis pas triste
j’suis plus sur la liste
de ceux qu’on oublie
Si
j’ai
fait mon deuil
d’un restant d’orgueil
c’est pour que je cueille
le miel de la vie
Sous mes cicatrices
lentement se glissent
des images qui disent
nos belles années
Un
pont sur le Rhône
un clocher qui sonne
un vieux téléphone
d’où l’on s’appelait
des
rêves enfumés
des tables serrées
un goût de café
et l’odeur des trains
quand
on s’imagine
le jour qui décline
dans le creux d’une île
où meurt le chagrin.
Puis
la vie s’efface
et les ans qui passent
griffonnent des traces
en forme de pleurs
Mais
tu vois j’existe
je ne suis plus triste
je signe et persiste
pour le mot bonheur
Le temps raccommode
les blessures où rôdent
au chaud de l’automne
les vieux souvenirs
Et
parfois l’on pense
qu’ils ont fait silence
et que sans souffrance
on peut leur sourire
puis les laisser dormir...
Contacter
l'auteur/compositeur :
http://www.myspace.com/michlegarance