Paroles
et musique : Josselin
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Comme
on est loin...
Comme on est loin de ces rivages, l'horloge a brûlé toutes les
pages
Un chapitre encore se termine, bientôt les premières de l'âge
Comme ils sont loin les paysages, de mon enfance ces doux mirages
Restent en ma mémoire assassine, l'horloge a brûlé toutes
les pages
Mais
on ne peut stopper les nuages
La rivière coule sans répit
Même au grand large
Lente se meurt la vie
Même
quand la lune à l'aube se perd, quand un soleil de juin éclaire
De ses rayons les grandes vallées, comme la lumière est éphémère
Et même les doux parfums d'hier, les verts pâturages de naguère
Ont bien du mal à subsister quand un soleil de juin éclaire
Mais
on ne peut stopper les nuages
La rivière coule sans répit
Même au grand large
Lente se meurt la vie
L'automne
arrive au galop, ses feuilles mortes et ses sanglots
Un chapitre encore se termine, combien de pages jetées à l'eau
Toutes les saisons comme des flots chahutent nos rires
de leurs rouleaux
La vie nous change et nous piétine, combien
de pages jetées à l'eau
Mais
on ne peut stopper les nuages
La rivière coule sans répit
Même au grand large
Lente se meurt la vie.