Les fourmis
Paroles (et musique...) : Bernard Lavernhe
Petit gars aux rêves fragiles
Qui habite sous de vieilles lunes,
Tes pas caressent les toits.
Tu avances sur un fil.
Et perdu dans la nuit
Tu regardes tout en bas
Ces fourmis, ces fourmis
Qui sillonnent la ville,
Mais jamais ne regardent les toits.
Petit gars au cœur de papier,
Qui poursuivait une étoile,
Tu vois ta vie trébucher
Et s’enfoncer dans le noir.
Et au creux de la nuit
Tu regardes tout en bas
Ces fourmis, ces fourmis
Qui sillonnent la ville,
Ignorantes qu’un fil
Tout là-haut, est au bout du rouleau.
Petit gars qui vit mansardé
Dans des rêves illusoires,
Tu vois ta vie trébucher
Et s’enfoncer dans le noir.
Un lit de cendre s’ouvre
Et tu plonges tendrement
Dans la nuit.
Dans la nuit,
Un lit de cendre s’ouvre,
Et s’éteignent les lumières de la ville.
Un lit de cendre s’ouvre,
Et s’arrêtent un instant... les fourmis.