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Toutes les aquarelles
du site
avec
quelques notions sur l'aquarelle Anglaise .
Sur
cette page, ainsi que les
suivantes, vous sont présentées toutes les aquarelles illustrant ce site.
Elles sont de Jean LAVERNHE, artiste membre de l'atelier
d'aquarelle:
Les
Couleurs du Temps
Atelier
d’aquarelle
21, rue Béranger
75003 Paris (métro
République)
Tel : 01 42 77 94 82
Jeux
de couleurs, d’ombres et de lumière.
Paysages, natures mortes, portraits.
Initiation et perfectionnement.
Ambiance et bonne humeur.
Certes, Chanson-libre.net est
un site de chansons! Mais chacune de ces chansons étant d'illustrée
par une aquarelle, il nous est apparu souhaitable d'en proposer une "galerie".
Quelques notions sur l'aquarelle Anglaise.
Autres
pages :
Définition, Conseils,
Technique (1),
Technique (2) et histoire de l'aquarelle.
L'aquarelle Anglaise :
L’essor de l’aquarelle vers le milieu du XVIIIe siècle
en Angleterre est lié à l’intérêt grandissant
du public cultivé pour le paysage sous toutes ses formes :
paysages naturels découverts en voyage, jardins paysagers, et, bien
entendu, peinture de paysage, dont les collectionneurs britanniques étaient
grands amateurs. Les aquarelles étaient des représentations
plus maniables et moins coûteuses que les peintures à l’huile
traditionnelles, et elles ont permis à une fraction plus large de
la société britannique d’acquérir et d’accrocher
aux murs de leurs demeures des vues de paysages connus d’eux-mêmes
ou de leurs amis. Parmi les lieux favoris des amateurs de paysage, il faut
d’abord citer ce que l’on pourrait appeler les lieux de la
mémoire nationale : abbayes, cathédrales, châteaux
forts et villes anciennes, qui fascinaient non seulement les érudits
et les Antiquaires, mais aussi beaucoup d’admirateurs fervents du
gothique. Les aquarellistes contribuèrent largement à flatter
ces goûts en multipliant les vues de monuments et de sites historiques.
Ces œuvres sont caractérisées par une maîtrise
parfaite de la perspective et une attention minutieuse au détail
architectural. Certains des premiers aquarellistes, comme Paul Sandby (1730-1809),
avaient reçu une formation de topographe, et la précision
du rendu passait pour eux avant l’originalité du point de
vue ou le raffinement des tons.
C’est aussi le développement de l’édition d’art
qui oriente certains peintres vers l’aquarelle, après le milieu
du siècle. La possibilité de faire graver certaines de leurs œuvres
en vue de leur publication dans de luxueux recueils était bien sûr
une incitation à produire des aquarelles. Ainsi Thomas Hearne (1744-1817)
travailla-t-il de 1778 à sa mort à toute une série
de lavis et d’aquarelles qui furent gravés par William Byrne
et publiés en 1807 sous le titre The Antiquities of Great Britain.
Vers la fin du XVIIIe siècle, le procédé de l’aquatinte
permettra même une reproduction mécanique (quoique de qualité très
médiocre) de l’aquarelle, et contribuera à sa diffusion
dans le public.
Si les aquarellistes ont flatté le goût britannique pour le
passé national, ils ont également été au service
des voyageurs qui, de plus en plus nombreux, parcouraient la Grande-Bretagne
et l’Europe. Les Anglais du XVIIIe siècle, on le sait,
ont inventé le tourisme, mais ils ont aussi été de
grands consommateurs de souvenirs de voyage. Les milords emmenaient souvent
dans leur suite un artiste chargé de dessiner les monuments et les
sites célèbres traversés durant leur Grand Tour d’Europe.
La carrière de William Pars (1742-1782) est exemplaire à cet égard.
Sa courte vie est ponctuée de très nombreux voyages ;
il se rendit notamment en Grèce et en Asie Mineure comme membre
d’une expédition archéologique financée par
un club aristocratique, la Société des Dilettanti.
Un autre voyage, effectué dans la suite de lord Palmerston, le conduisit
en Suisse, au Tyrol et à Rome. Il rapporta bien entendu de ces périples
de nombreuses vues de monuments antiques et modernes, mais aussi
de paysages naturels (Le Glacier et la source du Rhône,
1770, British Museum, Londres). Toutefois, des horizons plus proches
attirèrent
aussi les aquarellistes anglais : l’amélioration des
routes et la mode des « excursions » favorisèrent
la découverte par les classes moyennes des régions les plus
sauvages du royaume : pays de Galles, région des Lacs, Hautes
Terres d’Écosse. Là encore, les artistes flattèrent
le goût dominant en réalisant des vues des paysages les plus
appréciés des touristes.
Une coïncidence de goûts et d’intérêts entre
les aquarellistes et leurs clients semble donc caractériser la seconde
moitié du XVIIIe siècle en Angleterre. Les uns et les
autres sont, en outre, influencés par l’esthétique
du pittoresque, définie notamment par William Gilpin (Observations
Relative Chiefly to Picturesque Beauty, in Several Parts of Great
Britain, 1782-1809). Cette esthétique a conditionné à la
fois l’appréciation du paysage par les touristes et sa représentation
par les artistes. Elle exige d’abord la variété, garantie
par des contrastes vigoureux d’ombre et de lumière, mais aussi
par une multiplicité d’objets « intéressants »,
et, bien entendu, par une structuration du paysage en différents
plans. Elle requiert aussi du mystère, des interrogations sur la
scène présentée, afin de stimuler l’activité mentale
et aussi l’affectivité du spectateur. Elle définit
enfin un répertoire de motifs particulièrement propres à créer
l’effet pittoresque : ruines, rochers, cascades, arbres solitaires
sont très appréciés pour l’irrégularité de
leur forme et de leur texture. Est-ce à dire que l’art des
aquarellistes anglais s’inscrit toujours dans le cadre de cette esthétique ?
Fort heureusement, ce n’est pas le cas ; même si le goût
du pittoresque reste vivace dans le public jusqu’à la fin
de l’ère victorienne, les artistes les plus originaux ont
su très vite se libérer de ses contraintes tout en affectant
de les respecter.
(Source :Encyclopédia Universalis)
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