Chacun des arts
est l’exercice d’une des relations fondamentales entre l’homme et le monde.
La peinture,[...] n’étant ni englobante ni englobée, toujours étalée, toujours
pro-posée
devant celui qui la fait ou la regarde, [...] concerne un stade ultérieur du
développement
humain, celui que les psychanalystes et les généticiens ont caractérisé par les
identifications secondaires, où les enveloppes et les répondants de chacun s’éloignent
de plus en plus de la présence immédiate du corps, pour se déployer dans l’imaginaire
et le symbolique, coextensifs à la culture.
Qu’elle articule la perspective du
Sacre de Napoléon ou qu’elle consiste en quelques taches et traits sur un support,
la peinture, par sa nature même, est chose mentale, cosa mentale, comme l’a dit
Vinci, qui a ainsi marqué à la fois sa fluidité et sa fantaisie, sa capacité analytique
et systématique, et, malgré cela, son attachement au monde, si l’on
prend cosa au pied de la lettre. (Source :Encyclopédia Universalis)